Frise chronologique
Ier siècle
Construction de l'arc
Construction de l'arc
Ier siècle (≈ 150)
Tétrapyle romain à décor sculpté
Moyen Âge (à partir du XIIe siècle)
Intégration au palais épiscopal
Intégration au palais épiscopal
Moyen Âge (à partir du XIIe siècle) (≈ 1125)
Réemploi comme vestibule ou porche
1793
Démontage après vente du palais
Démontage après vente du palais
1793 (≈ 1793)
Transport sur la place du Clos
1840
Classement monument historique
Classement monument historique
1840 (≈ 1840)
Première liste des 1 034 monuments
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Arc antique : classement par liste de 1840
Personnages clés
| Information non disponible - Aucun personnage identifié |
Sources ne citent aucun acteur spécifique |
Origine et histoire
L’arc antique de Cavaillon est un vestige romain daté du Ier siècle, consistant en un petit tétrapyle (monument à quatre arches) richement sculpté. Situé initialement dans un édifice non identifié, il fut réutilisé au Moyen Âge comme élément du palais épiscopal de Cavaillon. Ce palais, décrit dans des inventaires des XIVe–XVIe siècles, comprenait un donjon, des corps de logis, et une chapelle, avec l’arc remployé probablement dans l’aile épiscopale. Son décor combine pilastres à rinceaux, chapiteaux à feuilles d’acanthe, et frises de génies ailés.
En 1793, après la vente du palais épiscopal comme bien national, l’arc fut démonté et transporté sur la place du Clos, où il se dresse aujourd’hui. La voûte, jugée médiévale à tort, fut supprimée lors de ce déplacement. Classé dès 1840 parmi les premiers monuments historiques français (liste de 1 034 sites), il illustre l’architecture romaine provinciale et son réemploi médiéval. Son style — arcs en plein cintre, caissons à rosettes, écoinçons ornés — évoque les influences narbonnaises.
Les spécialistes s’accordent sur une datation début Ier siècle, bien que son édifice d’origine reste inconnu. Intégré à un contexte urbain en évolution (la colline Saint-Jacques domine la ville), l’arc symbolise aussi les transformations patrimoniales : d’abord élément fonctionnel d’un palais, il devint un monument isolé, témoin de l’histoire locale depuis l’Antiquité jusqu’à la Révolution.